Les descendants de

Julien Fortin 1621-1690 et de Geneviève Gamache 1636-1709

De tous les Fortin venus en Nouvelle-France, Julien Fortin est le premier arrivé

La colonie compte alors à peine cent familles, malgré ses quarante années d’existence. 

Arrivé en Nouvelle-France vers 1648, alors âgé de 27 ans environ, épouse, à Cap Tourmente, le 11 novembre 1652, Geneviève Gamache, fille de Nicolas Gamache dit La Mare et de Jacqueline Cadot.

De l’union de Julien Fortin avec Geneviève Gamache naquirent douze enfants.

L’histoire de Barbe Fortin et sa descendance

Barbe Fortin (1654 - 1737)

(âgée de 82 ans, 10 mois, 5 jours)

 Naissance: 21-10-1654 a été ondoyée, paroisse Notre-Dame, Québec, Qc, Ca
 Baptême:  04-11-1654 dans la maison Reg. Bapt. de son père Julien Fortin
 Décès:      26-08-1737 à l’Islet, Chaudière-Appalaches, Qc, Ca
 Sépulture: 27-08-1737 à l’Islet Reg. Sépul., Chaudière-Appalaches, Qc, Ca
 
        1er mariage : 06-02-1669 à Château-Richer ¹, La Côte-de-Beaupré, Qc, Ca
                             (Barbe ~15 ans et Pierre ~23 ans)
              Mariée à Pierre Gagnon, fils de Pierre Gagnon et de Vincente Desvarieux
                  Naissance:  ~1646
                  Décès:         10-08-1687
                  Sépulture:    11-08-1687   à Sainte-Anne-de-Beaupré, La Côte-de-Beaupré, Qc, Ca
 
Descendance connue de Barbe Fortin et Pierre Gagnon (6 garçons et 5 filles)
 
     Marie Madeleine Gagnon  (1671 – 1744)
     Joseph Gagnon  (1673 – )
     Geneviève Gagnon  (1674 – 1748)
     Augustin Gagnon  (1675 – 1681)
     Pierre Gagnon  (1677 – 1749)
     Charles Gagnon  (1679 – 1759)
     Marguerite Gagnon  (1681 – 1681)
     Marguerite Gagnon  (1682 – 1686)
     Alexandre Gagnon  (1684 – 1752)
     Marguerite Gagnon  (1687 – 1722)
     Jean-Baptiste Gagnon  (1688 – )
 
        2e mariage: 16-04-1690 à Sainte-Anne-de-Beaupré, La Côte-de-Beaupré, Qc, Ca 
              Mariée à Pierre Lessart 7, fils d’Étienne Lessart et de Marguerite Sevestre
                  Naissance:  04-08-1658
                  Baptême:   04-08-1658    à Québec, Qc, Ca
                  Décès:       08-05-1737     à l’Islet, Chaudière-Appalaches, Qc, Ca
                  Sépulture:  08-05-1737    à l’Islet, Chaudière-Appalaches, Qc, Ca
 
Descendance connue de Barbe Fortin et Pierre Lessart (3 garçons et 3 filles)
 
     Étienne Lessart  (1691 – )
     Marie Thérèse Lessart  (1692 – )
     Prisque Lessart  (1694 – )
     Barbe Lessart  (1695 – )
     François Lessart  (1696 – )
     Geneviève Lessart  (1698 – 1773)

– Fortin Barbe, veuve de Pierre Gagnon, épouse de Pierre Lessard, inventaire, Jacob père, 14 mars 1691.

1. Généalogie Québec site Internet. S’il n’y a pas d’autre source inscrite pour cette personne, toute l’information
concernant la personne provient de cette source.

L’ondoiement

   En 1654, un évêque prévient les parents qui tardent à baptiser du risque encouru: «le péril de damnation auquel ils exposent leur propre enfant».
 
   En général, le baptême avait lieu dans les trois jours (à varier: 8 jours, 1 jour…) suivant la naissance en présence du père, de la sage-femme, des parrain(s) et marraine(s)… mais en l’absence de la mère. La mère se rendait avec le bébé plus tard à l’église pour une messe de relevailles (ou amessement, ou remessiages en principe le 40e jour, rappelant l’offrande de l’Enfant Jésus au temple par sa mère Marie). Il y a des variantes selon les régions.
 
   Le curé accueille l’accouchée au seuil de l’église et procède à une bénédiction de purification. Mais ailleurs, elle peut avoir lieu à la fin de la messe et la jeune mère s’approche de l’autel pour cette bénédiction. L’assemblée est féminine, les filles-mères pécheresses qui avaient fauté en étaient exclues. Avant cette cérémonie, la femme est réputée impure pour son mari, elle ne peut également accomplir certains actes de la vie courante; les interdits varient: faire le pain ou le trancher, chercher l’eau… On retrouve là de très anciens rites.
 
   À notre époque, on ne peut imaginer à quel point la mort d’un enfant mort-né ou décédé avant qu’il soit baptisé emplissait les gens de frayeur et de chagrin. Si cela arrivait, il n’y avait pas de sacrement, ni d’office à l’église, ni de sépulture chrétienne et l’âme allait dans les limbes. Le baptême marquait l’entrée dans le monde des chrétiens. Pour toutes ces raisons, lors d’une naissance difficile et (ou) si le bébé semblait mal en point, on recourait immédiatement à l’ondoiement.
 
   Le baptême est un sacrement qui ne peut être administré qu’une fois, mais l’ondoiement permet de sauver la petite âme en la lavant du péché originel, sans accomplir toutes les étapes du baptême. Le plus important dans ce sacrement est de verser un peu d’eau sur la tête nue de l’enfant en disant à voix haute: «Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit». Si l’enfant trépassait, il allait au ciel et pouvait être inhumé normalement selon les rites chrétiens.
 
   Le plus souvent, c’était la matrone/sage-femme qui procédait à l’ondoiement et qui avait été formée par le prêtre afin que cela soit fait correctement. Mais toute personne baptisée selon les rites de l’une des trois grandes religions chrétiennes pouvait officier. Le père et la mère ne devaient le faire que s’il ne se trouvait aucune autre personne capable d’y procéder.

   Si le petit survivait, il était alors baptisé. Le curé suppléait à ce qui avait été omis précédemment: l’enfant était nommé, recevait l’onction du Saint Chrême, le sel, le cierge symbole de la lumière et les parrain et marraine prononçaient la profession de foi pour lui. Ils s’engageaient ainsi à aider les parents ou, en cas de décès de ceux-ci, à veiller à son éducation chrétienne.

   S’il existait un doute sur la régularité de l’ondoiement ou dans le cas des enfants abandonnés ou trouvés, le prêtre procédait de nouveau à l’ondoiement, le baptême étant alors dit sous condition… que le premier ait été mal fait. La crainte de voir mourir les enfants sans baptême a conduit les parents à des extrêmes étonnants et touchants. C’est ce qui a amené la création de «sanctuaires à répit». Dans ces chapelles, on amenait les petits corps et par tous les artifices de la prière et de l’autopersuasion, les familles devinaient un souffle permettant d’ondoyer et de demander une inhumation chrétienne.